L'halitose et son traitement à l'étranger
A. L’halitose aux Etats-Unis
Ces consultations sont monnaies courantes chez les Américains où il existe de véritables cliniques qui permettent avec succès de recouvrir une haleine fraîche et parfaite.
Récemment Sandra Bullock exigeait de son partenaire Ben Affleck qu’il avale des pastilles « Xtrastrong » afin que le comédien puisse masquer sa mauvaise haleine pour achever un tournage. Même les stars connaissent ces petits problèmes de tous les jours (repas peu équilibrés, alcool, décalages horaires). La nouvelle obsession en Californie, tout comme celle du « low-carb » tourne autour de l’hygiène orale. Il existe des centres de traitements très performants comme la California Breath Clinic, qui ont su traiter au cours des quatre dernières années pas moins de 10 000 patients. C’est un marché qui avoisine le milliard de dollars et l’on estime à 75 millions d’américains qui souffriraient d’halitose chronique.
B. L’halitose en Europe
Au Royaume-Uni, la British Dental Trade Association estime qu’il a été dépensé 47 millions de livres sterling en rince-bouche et autres dérivés devant la recrudescence de l’hygiène buccale. Le London Fresh Breath Centre a ouvert ses portes en 1995 et plus récemment encore à Manchester. Grâce au développement de l’halimètre qui mesure la densité de souffre plutôt que d’alcool on va pouvoir déterminer s’il s’agit d’un excès bactérien dans la bouche, éliminer le cliché qui pénalisait un estomac en mauvaise forme et travailler exhaustivement et durablement.
Le Dr Philipp Stemmer assure que la mauvaise haleine n’a pas les mêmes origines que le souffle produit par la nourriture ou la fumée de cigarette. Changeons de menu, arrêtons le tabac, les odeurs s’écarteront d’elles-mêmes. Il n’en va pas du tout ainsi de la mauvaise haleine.
Le Dr Druian reste persuadé que le 90% des cas sont traitables et sont issus de problèmes provenant de l’hygiène orale. Le 10% restant revêt un caractère médical, depuis certains types de diabètes jusqu’à des problèmes de foie ou d’anorexie. Il faut dans ce cas consulter un spécialiste.
Après avoir collaboré avec le Pr Mel Rozenberg et ses recherches d’envergure, l’école anglaise participe au relooking de stars du petit écran et autres célébrités qui éventuellement avaient peur de sourire. Ils utilisent l’imagerie cosmétique afin que le patient puisse constater comment vont évoluer ses dents, ses gencives, sa mâchoire, son palais après le traitement.
C’est un procédé qui nettoie la dent pendant 3 minutes chacune. Le patient à qui il diagnostique une halitose est envoyé chez un hygiéniste pour un apprentissage du brossage, du polissage et de certains rince-bouche appropriés.
La clinique universitaire St Luc de l’université catholique de Louvain en Belgique travaille sur le problème de l’halitose et une consultation s’est ouverte récemment en Suisse alémanique.