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Quelques données sur l’halimètre

L’halimètre est un appareil qui sert à l’évaluation de la mauvaise haleine, mais qui ne remplace absolument pas les évaluations organoleptiques et autres mesures qui seront effectuées lors d’une consultation spécialisée.

C’est un moniteur de sulfures, qui mesure uniquement les CVS, composés volatils sulfurés. Cette mesure est donnée en particules par billions (ppb: µg/litre). Elle se lit sur une courbe qui s’affiche à l’écran.

L’halimètre réagit à l’augmentation des concentrations des trois CVS essentiels dans le domaine de l’halitose. La réaction n’est pas spécifique à un gaz en particulier, mais à une famille de composés:

  1. l’hydrogène sulfuré, gaz malodorant des « boules puantes »
  2. le méthylmercaptan, odeur de chou pourri
  3. le sulfure de diméthyl, qui donne aussi une odeur de légumes pourris.

Ces différents composés sulfurés sont toujours présents dans la cavité buccale, même lorsqu’il n’y a pas de mauvaise haleine, mais on parle de composés volatils malodorants au-delà d’une certaine concentration.

Il est à noter que des composés très impliqués dans l’halitose, comme la cadavérine ou la putrescine, l’indol ou le scatol, ne sont pas détectés lors des mesures à l’halimètre.

 

Utilisation de l’appareil :

Elle est très simple.

La personne faisant l’examen tient une paille reliée à l’appareil de mesure.
L’appareil aspire l’air environnant, mesure les valeurs «CVS» et les enregistre sur papier ou les affiche sur l’écran de l’ordinateur.
Les concentrations en «CVS» inférieures à 60 ou comprises entre 60 et 100 ppb sont considérées comme normales ; elles se trouvent en deçà du seuil de perception olfactive d’un nez humain. Les odeurs deviennent perceptibles à partir de 100 ppb uniquement.
Une mauvaise haleine est généralement décelée à une distance de conversation si les valeurs se situent entre 300 et 400 ppb.

En fonction de la position du capteur, il est possible de mesurer :

- Les composés sulfurés dans la cavité buccale
- Les composés sulfurés provenant du nez
- Les composés sulfurés des poumons, en expirant à fond dans la paille pour chasser l’air contenu dans les poumons.

L’alcool, les composés chlorés et les huiles aromatiques sont des substances susceptibles de fausser les mesures de l’halitose.
Les concentrations enregistrées sont également influencées par l’humidité de l’air et de la température ambiante.

C’est pourquoi, le diagnostic de l’halitose ne doit jamais se fonder uniquement sur les seules valeurs enregistrées à l’aide de l’halimètre.

 

L’halimètre n’est qu’un moyen parmi d’autres de poser un diagnostic de l’halitose.

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Un commentaire »

  1. De quel halimetre s’agit-il? (quel model?) ou peut-on l’acheter?

    Merci!

    Commentaire par Arnaud — 10 avril 2007 @ 22:37

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